mercredi, juillet 09, 2008

Scolarité précoce et primaire (de 4 à 10 ans)

1955-1957 : jardin d'enfants 2ème et 3ème année. Je savais lire et écrire avant d'entamer ma scolarité en jardin d'enfants. D'après les légendes, je savais lire dès l'âge de deux ans (1953), ou du moins je connaissais par coeur les histoires que me lisait ma mère, en suivant avec le doigt en dessous des syllabes.
Comme j'ai la coqueluche à Pâques 1955, je ne rentre au jardin d'enfants appelé aussi la "petite école" ou l'école maternelle que le premier octobre 1955. Je sais déjà lire, écrire, compter jusqu'à 100 et faire des additions, toutes choses que j'ai apprises avec ma mère.
Avant et durant mon jardin d'enfants, j'apprends en même temps que mon grand frère qui apprend ses résumés à voix haute, l'histoire de France, la géographie, les sciences naturelles (biologie), les règles de grammaire et d'arithmétique, car je sais ses leçons par coeur avant lui, et je les comprends.
En deuxième année de l' école maternelle avec Mlle Madeleine (prénom) qui est déjà âgée, je fais des bricolages, de la couture de la broderie, de la lecture, de l'écriture et des petits calculs.
En troisième année de l' école maternelle avec Mme L. (nom de famille) qui a trois enfants dont une grande fille pianiste que l'on va écouter chez elle (elle passait son prix de conservatoire), je fais de la couture et de la broderie, beaucoup moins de bricolage que l'année précédente, de la lecture (je lis à haute voix devant toute la classe en mettant le ton, car je suis déjà une bonne actrice), de l'écriture (on écrit encore au crayon noir -appelé ailleurs, crayon gris, crayon à papier, ou crayon de bois-, et j'ai encore une belle écriture), du calcul et de l'arthmétique (j'apprends les additions plus complexes, avec des virgules, les soustractions, les multiplications et les divisions sans reste, tout ceci à l'âge de 5 ans, 5 ans et demi). On chante aussi des chansons, je me souviens de "Il était un petit' homme, digue, digue, don, qui marchait sur la grand route, à grands pas...."
Il y a trois groupes dans la classe et je suis toute seule dans le groupe "très fort". La plupart du temps, on me place toute seule au dernier rang avec des devoirs à faire (du calcul, de l'analyse grammaticale) et des livres à lire, parce que je sais déjà ce que font les autres, et sinon je m'ennuierais. Je lis beaucoup, pendant que l'on fait cours au deux autres groupes; pour certains cours on me demande de me joindre au plus fort des deux autres groupes.
L'année suivante à 6 ans, je rentre en CP (cours préparatoire ou 11ème), mais j'ai tout bon à mes compositions du premier trimestre (20/20 partout sauf en soin à cause des pâtés dus au porte-plume et à l'encre violette, j'ai eu du mal à passer du crayon noir au porte-plumes, et en sixième j'aurai du mal à passer du porte-plume à encre violette au stylo plume à encre bleue ou noire, car le stylo-plume me donne une écriture de médecin). En CP je m'ennuie, car on refait la même chose qu'en dernière année d'école maternelle. C'est pourquoi après les vacances de Noël, et moyennant un petit travail de mise à niveau, je passe directement au deuxième trimestre de CE1 (cours élémentaire première année ou 10ème), ce qui s'appelle 'sauter une classe' et me vaudra une année d'avance durant toute ma scolarité bac compris). C'est donc à six ans et demi que j'entre en deuxième trimestre de CE1. Le travail de rattrapage pour passer du premier trimestre du CP au deuxième trimestre du CE1 directement concernait essentiellement l'arithmétique, car je dois alors apprendre pendant les vacances de Noël, les divisions avec reste, la preuve par neuf, les opérations avec virgule, et les rudiments de l'analyse logique, dans laquelle je deviendrai très forte.
En CE1 et en CE2 (cours élémentaire deuxième année ou 9ème) je ne suis plus la première de la classe, il y a un peloton de tête dans lequel il y a deux Pascale et une Bernadette, mais elles sont toutes plus âgées que moi, d'au moins un an. Je serai de nouveau la première de la classe en CM1 (cours moyen 1ère année), battant les plus âgées que moi. En CM2, je me suis de nouveau ennuyée (comme au premier trimestre de CP), car comme il n'y avait qu'une classe pour les deux cours CM1 et CM2 (7ème), je refais la même chose qu'en CM1. J'aurai pu déjà passer en 6ème à la fin du CM1 (9ème). Ou faire la moitié du programme de sixième en CM2, cela m'aurait avancée pour la suite.
Ma scolarité suit son cours, on a toujours les matières suivantes :
-- français avec copies et dictées, analyse grammaticale et analyse logique, rédaction, lecture, écriture (écriture pour le CE1 : on apprend à bien faire les pleins et les déliés avec le stylo-plume), récitation (déclamation de poèmes appris par coeur).
- arithmétique avec calcul et géométrie (études des figures géométriques et formules, calculs de surfaces, de volume, etc...), dession géométrique, problèmes de trains, d'intervalles, de robinets qui perd de l'eau...
- dessin d'art, avec crayons de couleur et peinture à l'eau,
- bricolage et couture, broderie,
- histoire avec beaucoup de dates à retenir,
- géographie avec beaucoup de cartes à dessiner,
- sciences naturelles (appelée aujourd'hui biologie ou sciences de la nature), avec beaucoup de shémas, on dessine des pommes, des animaux, le corps humain...
- religion (j'étais dans une école privée), mais le catéchisme pour les communions a lieu à l'église, dans la sacristie,
- musique, on chante beaucoup, à trois voix de filles, selon les années, on me met soit dans les voies aigues, soit dans les voix graces, cela dépend de la tonalité du chant que je chante lors de l'audition des voix. J'ai été placée dans les voix graves en chantant en début d'année "C'était un bateau qu'était grand, qu'était beau...", mais en CM2 l'institutrice remarque ma belle voix aigue quand on chante en canon, "Cétait dans la nuit brune" 'd'Alfred de Musset dans le "Holahihi, holahiho".
- gymnastique dans la cours de récréation.
Une professeure de piano qui habite près de l'école vient faire la chorale en CE, mais en CM, c'est l'institutrice qui l'a faite.
La professeure de piano m'a remarquée et je me suis payée 3 ans de solfège et un an de piano entre 1956 et 1959, le piano en 1958-1959, je dois arrêter de prendre des cours de solfège et de piano à la naissance de ma soeur, parce que c'est trop cher, et c'était surtout l'achat d'un bon piano qui posait problème... car mes parents "faisaient construire". Si j'avais continué, c'était le conservatoire promis! En solfège je savais lire les clefs de sol et de fa et en piano aussi. J'avais fait la moitié de la Méthode Rose, ou les deux tiers, j'avais un répétiteur devenu célèbre en piano 4 mains avec lequel je jouais à 4 mains au grand damme de la professeure qui l'apprenant avait écrit en immenses lettres sur ma Méthode Rose : Exercice à répéter 20 fois la main droite, 20 fois la main gauche et 20 fois les 2 mains ensemble. Le répétiteur prénommé Bernard m'apprenait aussi l'histoire de la musique qui se trouvait à la fin de la Méthode Rose. Il s'était fait très grondé (et moi aussi), parce qu'il me faisait jouer trop tôt à quatre mains. Mais je pense que c'était lui qui avait raison.
Pendant ma scolarité maternelle et primaire :
Loisirs :
Jeux d'intérieur (jeux de société, poupées, jeux de voitures miniatures et de petits hommes miniatures et d'indiens miniatures avec mon frère, jeux de construction de maisons et le meccano de mon frère). Danse, seule dans le couloir ou avec ma mère. Danses de société lors des fêtes familiales (valses de Strauss, tango).
Lecture.
Jeux d'extérieur : dans le jardin, jeux de bateaux dans une bassine, jeux de cache-cache, on cachait les bons hommes miniatures et les indiens miniatures dans les arbres et on devait les chercher.
Bricolage : dessin, peinture à l'eau, scoubidoux, couture, j'apprends à tricoter dès l'âge de 7 ans et je dépasse vite ma mère, apprenant des points qu'elle ne sait pas faire...
A l'école (récréation) : jeux de ballons, cache-cache et prix-prix (j'avais souvent des plaies aux genoux, car il fallait courir vite et on tombait). Balle au prisonnier, indiens et cowboys, gendarmes et voleurs. J'étais toujours indienne parce que j'aimais me déguiser en indienne, mais j'étais plutôt gendarme que voleur parce que j'étais (et je suis toujours) pour la légalité.
A l'école (fêtes) : chants, danses folkloriques, et théâtre (le théâtre à l'école maternelle).
En vacances : natation, châteaux de sable et barrages sur les ruisseaux qui coulaient sur la plage. Depuis l'âge de 7 ans, je savais nager en fin de séjour de vacances, mais comme on n'allait pas à la piscine pendant l'année scolaire, je devais réapprendre tous les ans, j'ai su nager définitivement à l'âge de 11 ans dans une rivière du Pays-Basque. Mais j'étais déjà à l'école secondaire, entre la sixième et la cinquième, on est allés à la piscine "avec l'école" de la quatrième à la première.
Je n'ai pas fait de vélo avant ma douzième année! C'était ma hantise! Je ne tenais pas en équilibre sur deux roues, mais je me suis rattrapée à l'âge jeune adulte.
Loisirs organisés : comme déjà dit : solfège et piano et aussi gymnastique en club pendant un ou deux ans.
Catéchisme : confirmation et communion privée (ou première communion) dans l'église qui était près de l'école. En catéchisme on devait apprendre plein de questions et de réponses par coeur et réciter à l'abbé : les prières, les listes de péchés véniels et mortels, ça nous impressionnait beaucoup!

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