1951, 1952, 1953, vacances sur la Côte Belge (j'ai entendu parler de St Idesbald, mais je crois que c'était mon frère tout seul), Kokzijde, La Panne (De Panne) et Oostduinkerke (en 1953, c'était Oostduinkerke, d'après mes souvenirs).
1954 et 1955 : Stella-Plage (Pas-de-Calais).
1956 : Alsace (Mittlach), en août.
1957 : Bretagne (St Quay Portrieux)
1958 : Côte d'Azur (Antibes)
1959 : naissance de ma soeur, Ardennes, Montigny-sur-Meuse (la centrale atomique de Chooz n'existait pas encore).
1960 : Camiers (Pas-de-Calais, plages à Ste Cécile Plage et St Gabriel, ces plages étaient encore sauvages).
Nous allions à partir de 1956 en vacances au mois d'août, avant c'était en juin ou en juillet.
1961 : on ne va pas en vacances à cause du déménagement, on emménage dans la nouvelle maison début septembre, avant la rentrée scolaire, après avoir fait des paquets durant toutes les vacances, j'ai dix ans, et je rentre fin septembre 1961 (d'après mes souvenirs le 23 septembre) en sixième.
Langues entendues pendant ma petite enfance et mon enfance, sans les parler ni les comprendre (mais on peut s'imprégnier des mélodies de phrases) : néerlandais flamand en Belgique assez souvent, et alsacien en 1956, durant un mois), italien (durant une journée durant mon séjout sur la Côte d'Azur. Anglais par les cousins d'Angleterre et aunt Rose. Basque en 1962...
Pays étrangers visités lors des vacances ou de courts séjours ou pour quelques heures puiqu'on habitait près d'une frontière : Belgique en long et en large, Pays-Bas (Hollande, Ile de Walcheren), Italie (Vintimille, San Rémo). (Puis Espagne (Pays-Basque) en 1962... mais c'est pour un autre chapitre.
dominique

6 commentaires:
Tiens, je vais me commenter moi-même pour donner quelques précisions : Langue entendue le plus pendant mon enfance : mes deux parents parlaient un français assez pur, mais mon grand-père maternel parlait le ch'ti à la perfection, et bien sûr, notre langue parlée était mâtinée de ch'ti et d'expressions régionales. Par exemple, il n'étaient pas question de parler d'"une serpillière", et même ma mère qui était arrivée dans le Nord à l'âge de 13 ans, disait "une wassingue" comme son père ch'ti.
Deuxième complément à ce que j'ai écrit plus tôt :
A propos du déménagement de 1961 : lors de ce déménagement, les choses sont devenuez sérieuses, bien que la maison où nous allions étaient plus grande, j'ai du laisser derrière moi tous mes jouets, je n'ai eu le droit de prendre que mon nounours que nous avons enterré dans le fond du jardin à l'âge de 12 ans, parce qu'il était vieux et perdait toute sa paille et parce que j'étais grande et que on ne prenait plus de nounours quand on était grand. En 1961, je n'avais emmené que mon baigneur noir que je couvrais souvent de baisers comme si c'était un vrai bébé, et j'ai du laisser toutes mes autres poupées derrière moi. Devant mon insistance, j'ai eu à Noël une autre poupée fille pour laquelle je tricotais des vêtements de laine dont j'inventais les modèles. J'ai eu le droit de garder mes livres, mais on a mis au grenier mes livres d'enfance, mes livres de contes, etc...ou bien on les a donnés à ma soeur et je n'ai eu le droit que de garder les livres de poche des bibliothèques roses et vertes (je n'en avait pas beaucoup, peut-être une dizaine, auxquels on rajoutait au fur et à mesure ceux que je devais lire pour la classe comme les petits classiques.
Complément par dominique :
De la Belgique où nous allions presque tous les week-ends quand j'étais petite, dans ce que j'ai vu avant l'âge de 10 ans, c'est à dire avant d'aller en sixième, je me souviens surtout de la côte belge, dont un souvenir très lointain en noir et blanc, mais je crois que je commençais à marcher (parce que les bébés voient en noir et blanc, inutile de leur donner des jouets de couleur vives, le fabricant de giraffes tachetées le sait depuis longtemps!
Ce souvenir, c'était des cabines de bain qui flottaient sur la mer lors d'une grande tempête, mon père adorait aller voir les tempêtes sur la côte, on était soit avec les voisins, soit avec la famille du frère de mon père, car on sortait toujours avec l'une de ces deux familles le dimanche.
Sinon, je me souviens de l'Atomium de l'Exposition Universelle de Bruxelles (il venait d'être construit!), du monument de la bataille de Waterloo, de la ville d'Ypres, dont j'aimais bien les maisons, des grottes de Han, et de Namur. Des routes bordées de pistes cyclables, des dunes, des routes faites avec des plaques de béton qui faisaient tchouc en dessous des roues à chaque changement de plaque, comme les trains font sur les rails. Du tramway qui longeait la côte belge.
En gros pour les lieux que l'on visitait, on allait souvent aussi à Courtrai, Comines, Werwicq, Mouscron, Tournai et d'autres villes frontalières de l'agglomération de Lille, mon père connaissait tous les postes de douane et choisissait ceux où l'on attendait le moins longtemps.
De l'Italie lorsque j'avais sept ans, je me souviens surtout d'une grande promenade au bord de la mer et d'avoir visité des jardins avec des fleurs méditéranéennes qu'on ne trouvaient alors pas chez nous, je me souviens des palmiers, et que San Remo était la ville des fleurs, je me souviens aussi du poste frontière sur une route en corniche étroite à mi-hauteur de la montagne et qui surplombait la mer, et comme je n'ai plus jamais passé ce poste-frontière depuis (je suis allée en Italie par la Suisse ou l'Autriche à l'âge adulte), mes souvenirs datent vraiment de cette époque là. J'avais sept ans. Je me souviens qu'à Vintimille et à San Remo ma mère me tenait par la main, parce que comme j'étais une petite fille blonde et qu'à l'époque c'était rare là-bas, toutes les femmes me regardaient et ma mère avait peur que je me fasse voler!
Ne vous en faites pas à partir de l'âge de 3 ans, je commence à avoir des souvenirs plus nets de ma vie, que mes souvenirs de bébé (l'otite en noir et blanc, à l'âge de 8 mois, et les cabines qui flottaient sur la mer, vers 1 an..) A deux ans, le souvenir de ma mère qui me tirait par la main à coté de ma poussette pour que je ne vois pas un incendie qui était en train de se produire dans une rue adjacente, est en couleurs pour la scène avec ma mère me tirant dans la rue, mais en noir et blanc, pour la rue avec l'incendie, donc les bébés doivent commencer à voir les couleurs pour ce qui est tout près, et pour ce qui est loin, les couleurs viennent ensuite, mais les volets de la villa dans laquelle nous étions en vacances à l'âge de 3 ans, étaient rouges et ceux de celle qu'on a loué quand j'avais quatre ans étaient verts. Je vois encore les maisons en pensée.
C'est pourquoi c'est inutile de donner aux bébés des jouets de couleurs vives, qui mises l'une près de l'autre se ressemblent toutes, il vaut mieux donner des jouets avec des couleurs claires, foncées et moyennes qui donneraient sur des photos en noir et blanc de forts dégradés de gris. Même les livres de bébé seraient mieux pour eux, s'ils étaient dessinées à la plume, comme nos livres de classe quand on était petit, car sinon, vous avez beau dire "Regarde le chat, là, qu'il est mignon!", le bébé regardera son chat à lui qui bouge, mais pas celui de l'image où il n'y voit goutte. Il ne faut pas non plus donner les jolis livre de Martine avant 3, 4 ans, je crois que j'ai eu Martine à la ferme à 3 ans et je me souviens bien des couleurs (et du texte que je savais lire!)
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