jeudi, mai 11, 2006

Etudes universitaires.(1968-1973 (76) )

  • Bien sûr, quand je suis arrivée à l'université j'ai choisi l'allemand. Comme il n'y avait pas d'allemand à l'université privée, mes parents on été forcés de me mettre dans le public. Comme je n'avais que 17 ans et qu'à cette époque-là, on n'était majeur qu'à l'âge de 21 ans, je ne pouvais choisir moi-même dans quelle université je voulais étudier.
  • En première année, nous étions 400 étudiants en allemand. On avait cours dans les préfabriqués d'un campus scientifique à coté de Très Grande Ville du Nord. Nous étions 400 dans l'amphi. Certains jours le micro ne fonctionnait pas bien et le professeur répétait inlassablement : "Die Vorfahren der Deutschen waren die Germanen" ou "Die Germanen sind die Vorfahren der Deutschen", puis le micro tombait en panne. On le réparait et il recommençait sa phrase. Il y avait beaucoup de grèves. Tout à coup des étudiants faisaient irruption et on criait "AG" (=Assemblée Générale".
  • Comme j'habitais à Petite Ville de la Banlieue de Grande Ville du Nord, elle-même dans la Métropole de Très Grande Ville du Nord, j'habitais chez mes parents. D'ailleurs si j'avais habité loin de l'Université, mon père ne m'aurait pas permis de faire des études universitaires.
  • Cette année-là, j'ai encore fait un peu d'anglais. Mais seulement à la fin de l'année universitaire, car il fallait une seconde langue pour l'examen. Au début de l'année, on mettait les secondes langues anglais avec les spécialistes dans un amphi de 1500 étudiants et il n'y avait plus de place.
  • J'ai échoué pour la première fois de ma vie à un examen, avec 9/20 de moyenne aux deux sessions.
  • Comme j'avais un an d'avance (j'avais l'âge ou en France on passe normalement me baccalauréat, mes parents m'ont permis de redoubler.
  • L'année suivante, j'ai pris l'option néerlandais en "débutant". Je n'en avais jamais fait auparavant. J'ai réussi ma première année avec mention Assez Bien pour les UV bloquées d'allemand et mention Bien en Néerlandais. Le néerlandais me semblait facile, car c'était un mélange d'anglais et d'allemand. Le tout à la session de Juin. (La deuxième session était en septembre).
  • C'est cette année-là que j'ai renconté l'âme soeur qui est encore mon époux aujourd'hui. Il étudiait aussi l'allemand et est aussi professeur d'allemand.
  • J'ai réussi ma seconde année sans problème et sans mention en allemand (Mon futur époux avait toujours des mentions, mais il ést bilingue de naissance) et avec mention Très Bien en néerlandais. Mon futur a repassé son néerlandais en Septembre et avec mes cours, il a obtenu aussi la mention TB.
  • Quand on avait la deuxième année, on avait le DUEL (Diplôme Universitaire d'Etudes Littéraires), qui était l'ancêtre du DEUG (Diplôme Universitaire d'Etudes Générales).
  • En troisième année, nous avons du abandonner le Néerlandais, car parmi les 4 UV (ou certificats?), il fallait pour obtenir la licence d'enseignement avoir deux UV (ou certificats?) de littérature et une UV de traduction (version écrite + thème oral) et une UV au choix, linguistique ou civilisation. J'avais pris linguistique. J'ai réussi tous mes écrits en juin et je devais repasser les deux oraux de littérature en Septembre et je les ai obtenus. Alors que beaucoup peinaient en licence (3ème année actuelles) et faisaient leurs UV de licence en plusieurs années, mon futur époux et moi avions tout réussi en un an. Ma mère était tombée malade pendant les grandes vacances (elle avait failli mourir, elle vit encore actuellement) et pendant qu'elle était à l'hôpital je devais faire le ménage et la cuisine pour 5 personnes, la lessive, le repassage et tout et tout, ma soeur était trop petite pour m'aider, mon frère avait un job d'étudiant et mon père mettait les pieds sous la table à 12 heures 10 précises. Notre vie était réglée comme une horloge. J'ai réussi malgré cela mes deux oraux de septembre.
  • Il y avait à l'époque entre le baccalauréat et la licence un gros écrémage : sur les 400 étudiants de première année environ 120 montaient en 2ème année. En licence (3ème année de licence actuelle), nous n'étions encore 120, mais avec tous les redoublants, tripants et quadruplants, et... . En CAPES-Agrégation, nous étions 80 étudiants pour les deux années réunies et nous avions toujours cours ensemble, sauf pour les deux questions d'agrégation qu'il y avait en plus : Moyen-Âge et Philosophie. je suivais en même temps les cours de maîtrise de linguistique allemande contemporaine. J'ai eu mon C2 de maîtrise d'allemand avec mention Bien. Pour une fois, j'avais dépassé mon futur époux qui n'avait que Assez Bien.J'avais échoué à ce premier essai de quelques points à l'écrit du CAPES (Certificat d'Aptitude à l'Enseignement Secondaire) d'allemand, mais je l'ai réussi après mon mariage et en travaillant professionellement. Je voulais écrire mon mémoire l'année suivante, mais je suis entrée dans la vie professionnelle, car mon père voulait absolument que nous travaillions une année complète avant le mariage, pour avoir de l'argent pour s'installer. Comme en échouant au CAPES, je n'étais plus dans les normes de l'âge sans retard (j'avais perdu mon année d'avance en première année), je ne pouvais pas le contredire. Mon frère qui avait 3 ans de plus que moi étudait encore, mais pour les garçons, ce n'étaient pas pareil, il fallait qu'ils aient un bon métier.
  • Je suis entrée sans la Vie professionnelle de professeur d'allemand en septembre 1973 à l'âge de 22 ans munie d'une licence d'enseignement de l'allemand et d'un c2 de maîtrise.
  • Lors de l'année où je passais à la fois Maîtrise et CAPES, ma mère était de nouveau malade et j'avais du aux environs de février de nouveau subvenir aux besoins de la famille en matière de ménage, lessive, repassage, courses, etc...(Je faisais les courses dans le quartier depuis mon enfance).
  • J'ai repris mes études universitaires il y a trois ans : j'ai complété ma maîtrise que j'ai obtenue il y a presque deux ans et je suis bi-admissible à l'agrégation interne, pour ces deux réussites (Aucun chef d'établissement ne m'a félicité pour ces succès, car je dois dire que l'année dernière nous n'étions que 3 admissibles dans l'académie, et il n'y a pas eu d'admis. Auparavant je passais l'agrégation par l'intermédiaire de mon CAPES complet (théorique et pratique) de 1976. A l'écrit ce CAPES ressemblait à l'agrégation d'aujourd'hui, mis à part que les dissertations étaient moins longue -on avait moins de temps pour les faire). On avait dissertation en allemand (coefficient 2), commmentaire en français d'une texte allemend (coefficient 1), version de 3 heures (coefficient 1), thème de 3 heures (coefficent 1). Pour la traduction les épreuves avait la même durée que l'agrégation réformée de cette année. Le thème et la version étaient deux épreuves séparées. On n'obtenait pas nos notes quand on avait réussi écrit et oral, mais seulement notre place.

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