jeudi, mai 11, 2006

De 1981 à aujourd'hui.

Entretemps, j'ai encore été jury de BTS (Brevet deTechnicien Supérieur), pendant 8 années consécutives, dans les années 90 (je vous raconterais mes autres anées d'enseignement plus tard.
Depuis 3 ans que je suis devenue TZR (Titulaire d'une Zone de Remplacement), que j'ai ajouté à mon palmarès deux admissiblités à l'agrégation (je remplis en tant que professseur certifiée par CAPES (théorique=concours et pratique (=stage) les conditions pour l'agrégation depuis 1978) et une maîtrise que j'ai terminée il y a deux ans; en tant que TZR, je ne suis plus grand chose. On ne me fait plus confiance comme avant. Partout où j'arrive, on me considère comme une débutante, alors que j'enseigne l'allemand depuis 1973.

Curriculum Vitae : Les 5 pemières années du public (1977-1981)

  • Pour mon premier poste de titulaire du public et munie de mes trois années d'expérience du privé (dont on avait tenu compte pour mon stage de CAPES, car on m'avait dit que on sentait que j'avais déjà enseigné), j'ai été nommée en septembre 1977 sur un poste établissement à 4 kilomètres seulement de l'endroit où j'habite définitivement actuellement (Définitivement, car à l'âge de 55 ans et propriétaire mariée, il n'y a aucun changement de résidence possible). Par la suite, j'ai du faire beaucoup plus de kilomètres.
  • Dans ce collège et malgré le concours et le stage que je venais de réussir, j'ai ressenti tout de suite le changement dans la considération dont je jouissais auprès de l'administration. On m'a fait sentir tout de suite que je n'étais qu'une débutante (j"avais déjà enseigné en responsabilité durant trois ans auparavant). Le principal adjoint me prodiguait mille conseil en m'infantilisant beaucoup, et je ressantais mal cette infantilisation, que je ne n'avais pas ressentie durant mes trois années de privé avec un directeur qui n'avait que 35 ans.
  • Par contre, je m'entendais dans l'ensemble bien avec mes classes.
  • J'ai eu durant ces 5 années des 6è et des 5ème LV1, des 4ème et des 3èmes LV2. Mes deux collègues PEGC (pour les étranger qui lisent mon blog,des profeseurs qui ne pouvaient enseigner qu'en collège) s'octroyaient les 4ème et 3ème LV1, parce qu'ils étaient là depuis longtemps et c'était leur mandarinat. Ils étaient beaucoup plus vieux que moi, même ma collègue qui n'avait que 37 ans (maintenant je la trouverais très jeune), me paraissait très âgée. L'autre PEGC qui ne voulait pas s'occuper du jumelage parce qu'il était trop vieux ne devait pas être si âgé que cela. J'ai calculé que comme c'était un ancien instituteur, il a du prendre sa retraite à 55 ans (mon âge actuel, et si je veux avoir toutes mes années, il faudrait que je travaille encore jusquà l'âge de 65 ans). Il a pris sa retraite vers 1987-88, donc en 1977, il devait n'avoir que 45 ans. Et il se trouvait trop vieux pour accompagner des voyages de jumelage. J'ai encore organisé et accompagné un voyage de jumelage à l'âge de 49 ans.
  • Dans ce collège j'ai organisé totalement et accompagné 4 voyages
  • Je dirigeais une chorale en allemand avec mon accompagnement de guitare et des accompagnements de flûtes et nous faisions des petites danses pour la fête de l'amicale laïque comme "Liebe Schwester tanz mit mir", une polka. Les élèves qui venaient à ma chorale étaient en majorité des 6ème, 5ème, mais il y avait aussi des 4ème.
  • Alors que lorsque j'avais enseigné en lycée auparavant avec des 3è en plus, les 3èmes me paraissaient jeunes. En collège avec des élèves de la 6ème à la 3ème, les 3ème me paraissaient vieux. Comme quoi, tout est relatif dans la vie.
  • Les chansons exécutées par ma petite chorale étaient du domaine traditionnel (public). Une année sur 48 élèves de 6ème en allemand (2 classes), plus de 30 venaient bénévolement à ma chorale qui se tenaient le midi (la pause était de 2 heures et ils venaient entre 13 et 14h). Une action auprès de écoles primaires donnant un prospectus aux élèves explicant les avantages professionnnels de l'étude de l'allemand avait permis d'avaoir beaucoup d'élèves de première langue cette année-là. Il s'agissait d'un prospectus qui avait été rédigé par l'inspecteur qui m'avait inspectée l'année précédente pour mon stage de CAPES. Il nous avait conseillé de la faire parvenir tous les ans aux écoles primaires pour avoir des élèves en allemand. Avec cette action, nous avons eu deux classes complètes sur les 7 classes de 6ème du collège.

Mon stage de professeur d'allemand 1976-1977.

  • En septembre 1976, je suis rentrée comme professeur d'allemand stagiaire dans l'enseignement public. Mes années d'enseignement privé n'ont pas compté pour le salaire et l'ancienneté, même en ayant été payée par l'Etat, et j'avais un an pour racheter mes années pour ma retraite de fonctionnaire, mais je ne l'ai pas fait parce que nous étions jeunes mariées en train de s'installer et cela coûtait trop cher. Si bien que ce sont des années perdues pour la retraite.
  • L'année de stage se déroulait dans trois établissements différents. Et nous avions des cours le mercredi, une fois tout les 15 jours au CRDP de Très Grande Ville du Nord pour la didactique.
  • On avait la belle vie : 8 heures de cours par semaine seulement que l'on se partageait à 3 pour les stages en lycée et à 4 pour le stage en collège.
  • Au premier trimestre, nous avons fait des cours à des premières et des Teminales dans la classe d'un futur inspecteur, dans Très Grand Lycée du Nord.
  • Au deuxième trimestre, nous avons fait cours en collège dans Moyenne Ville du Nord, un collège qui est devenu ZEP depuis, mais il ne l'était pas encore. Les ZEP n'ont été inventées qu'ensuite. C'est près d'om j'habite actuellement et près de mon lycée de rattachement actuel.
  • Au troisième trimestre, nous avons fait cours dans Lycée Moyen de Moyenne Ville du Nord, une autre ville.
  • Si bien qu'en une année, pour mon stage, j'ai connu trois villes différentes, mais j'étais jeune et je pouvais voyager.
  • En stage de CAPES, nous étions 15 stagiaires d'allemand pour l'académie, la moitié étaient des redoublants. Nous avons été 7 ou 8 à réussir cette année-là notre stage. Je l'ai réussi en une seule année.

Enseignement : Les trois premières années.(1973-1976)

  • En 1973, j'ai donc commencé l'enseignement de l'allemand, mais dans un lycée-collège privé, car je n'avais pas eu de poste dans le public.
  • C'était dans une Petite Ville du Nord qui se trouvait à environ 70-80 kilomètres de Grande Ville du Nord où je suis née.
  • Je résidais sur place, sauf le Mercredi et le Jeudi (j'enseignais le Lundi, Mardi, Vendredi et Samedi matin), car en milieu de semaine je suvais les cours de CAPES (le Concours pour être enseignant du secondaire) à l'Université de Très Grande Ville du Nord.
  • J'ai suivi ces cours lors de ma première et de ma troisième année d'enseignement.
  • Le CAFEP n'existait pas encore, pas plus que les CAPES spécifiques, internes et consorts. Il n'y avait qu'un seul et beau CAPES, le CAPES externe actuel qui s'appelait CAPES (tout court).
  • Lors de ma deuxième année d'enseignement qui était ma première année de mariage, je n'ai pas suivi les cours d'université, parce que j'avais trop d'heures d'enseignement, je crois que j'en faisais 21 (un horaire normal était de 18 heures).
  • C'est lors de ma troisième année d'enseignement et de ma deuxième année de mariage que j'ai réussi le CAPES d'allemand (Certiicat d'aptitude à l'Enseignement dans le Secondaire) de l'enseignement public où je suis restée et où je suis encore actuellement.
  • Il s'agit d'un concours. A cette époque, pour toute le France, 4000 candidats se présentaient au CAPES d'allemand et seulement 10 % le réussissaient. Il y avait 400 lauréats. Il n'y avait qu'une agrégation avec seulement 40 lauréats pour toute la France.
  • Je ne passais l'agrégation, car il fallait soit le CAPES avec le stage appelé CAPES pratique pour la passer, soit la maîtrise complète. Donc, je n'ai rempli les conditions pour passer l'agrégation (la seule qui existait, il n'y avait pas encore d'interne) à partir de 1978, un an après avoir réussi le stage de CAPES qui suivait le concours ou CAPES pratique.
  • A l'époque, il fallait avoir une licence d'enseignement de la même matière que celle pour laquelle on concourrait au CAPES. Une licence qui n'avait pas la mention "enseignement" et n'était pas de la même matière n'était pas valable. Maintenant n'importe quel diplôme de bac+3 suffit.
  • Lors de mes trois premières années d'enseignement j'ai enseigné conjointement en collège et en lycée. J'avais deux classes de 3ème LV2 qui avaient 31 à 33 élèves chacunes, deux classes de seconde et une classe de 1ère la première année.
  • Ensuite j'ai eu aussi une classe de 1ère en plus et une classe de Teminale A, C et D mélangés.
  • J'utilisais la méthode audio-visuelle "Die Deutschen 1 (la fin du livre) et 2 en 3ème LV2, Die Deutschen 2 et 3 (début) en seconde LV2, Die Deutschen 3 en première (et 4 le début). Et pour les textes de Terminale le Chassard et Weil Terminale que j'avais eu moi-même en classe.
  • Dans cet établissement il n'y avait pas de première langue allemand.
  • Mes activités (bénévoles) y étaient les suivantes : je m'occupais d'une classe de 6ème pour la chorale du lycée (ensuite en mettait plusieurs classes ensemble pour chanter et c'était le professeur de musique qui dirigeait). On faisait les 10% : c'était les Travaux Croisés et TPE de l'époque. Le thème choisi par l'établissement était l'audio-visuel. On travaillait sur le fondu-enchaîné en diapositives avec deux projecteurs (à l'époque c'était le modernisme complet). On faisait aussi des sorties de classe que j'accompagnais, des veillées avec chants et jeux, et des rallys-vélos que j'accompagnais à vélo dans une équipe. Cela me permettait de bien connaître la campagne environnante.
  • L'année où j'ai réussi mon concours de CAPES, j'avais deux classes de seconde seulement.

Etudes universitaires.(1968-1973 (76) )

  • Bien sûr, quand je suis arrivée à l'université j'ai choisi l'allemand. Comme il n'y avait pas d'allemand à l'université privée, mes parents on été forcés de me mettre dans le public. Comme je n'avais que 17 ans et qu'à cette époque-là, on n'était majeur qu'à l'âge de 21 ans, je ne pouvais choisir moi-même dans quelle université je voulais étudier.
  • En première année, nous étions 400 étudiants en allemand. On avait cours dans les préfabriqués d'un campus scientifique à coté de Très Grande Ville du Nord. Nous étions 400 dans l'amphi. Certains jours le micro ne fonctionnait pas bien et le professeur répétait inlassablement : "Die Vorfahren der Deutschen waren die Germanen" ou "Die Germanen sind die Vorfahren der Deutschen", puis le micro tombait en panne. On le réparait et il recommençait sa phrase. Il y avait beaucoup de grèves. Tout à coup des étudiants faisaient irruption et on criait "AG" (=Assemblée Générale".
  • Comme j'habitais à Petite Ville de la Banlieue de Grande Ville du Nord, elle-même dans la Métropole de Très Grande Ville du Nord, j'habitais chez mes parents. D'ailleurs si j'avais habité loin de l'Université, mon père ne m'aurait pas permis de faire des études universitaires.
  • Cette année-là, j'ai encore fait un peu d'anglais. Mais seulement à la fin de l'année universitaire, car il fallait une seconde langue pour l'examen. Au début de l'année, on mettait les secondes langues anglais avec les spécialistes dans un amphi de 1500 étudiants et il n'y avait plus de place.
  • J'ai échoué pour la première fois de ma vie à un examen, avec 9/20 de moyenne aux deux sessions.
  • Comme j'avais un an d'avance (j'avais l'âge ou en France on passe normalement me baccalauréat, mes parents m'ont permis de redoubler.
  • L'année suivante, j'ai pris l'option néerlandais en "débutant". Je n'en avais jamais fait auparavant. J'ai réussi ma première année avec mention Assez Bien pour les UV bloquées d'allemand et mention Bien en Néerlandais. Le néerlandais me semblait facile, car c'était un mélange d'anglais et d'allemand. Le tout à la session de Juin. (La deuxième session était en septembre).
  • C'est cette année-là que j'ai renconté l'âme soeur qui est encore mon époux aujourd'hui. Il étudiait aussi l'allemand et est aussi professeur d'allemand.
  • J'ai réussi ma seconde année sans problème et sans mention en allemand (Mon futur époux avait toujours des mentions, mais il ést bilingue de naissance) et avec mention Très Bien en néerlandais. Mon futur a repassé son néerlandais en Septembre et avec mes cours, il a obtenu aussi la mention TB.
  • Quand on avait la deuxième année, on avait le DUEL (Diplôme Universitaire d'Etudes Littéraires), qui était l'ancêtre du DEUG (Diplôme Universitaire d'Etudes Générales).
  • En troisième année, nous avons du abandonner le Néerlandais, car parmi les 4 UV (ou certificats?), il fallait pour obtenir la licence d'enseignement avoir deux UV (ou certificats?) de littérature et une UV de traduction (version écrite + thème oral) et une UV au choix, linguistique ou civilisation. J'avais pris linguistique. J'ai réussi tous mes écrits en juin et je devais repasser les deux oraux de littérature en Septembre et je les ai obtenus. Alors que beaucoup peinaient en licence (3ème année actuelles) et faisaient leurs UV de licence en plusieurs années, mon futur époux et moi avions tout réussi en un an. Ma mère était tombée malade pendant les grandes vacances (elle avait failli mourir, elle vit encore actuellement) et pendant qu'elle était à l'hôpital je devais faire le ménage et la cuisine pour 5 personnes, la lessive, le repassage et tout et tout, ma soeur était trop petite pour m'aider, mon frère avait un job d'étudiant et mon père mettait les pieds sous la table à 12 heures 10 précises. Notre vie était réglée comme une horloge. J'ai réussi malgré cela mes deux oraux de septembre.
  • Il y avait à l'époque entre le baccalauréat et la licence un gros écrémage : sur les 400 étudiants de première année environ 120 montaient en 2ème année. En licence (3ème année de licence actuelle), nous n'étions encore 120, mais avec tous les redoublants, tripants et quadruplants, et... . En CAPES-Agrégation, nous étions 80 étudiants pour les deux années réunies et nous avions toujours cours ensemble, sauf pour les deux questions d'agrégation qu'il y avait en plus : Moyen-Âge et Philosophie. je suivais en même temps les cours de maîtrise de linguistique allemande contemporaine. J'ai eu mon C2 de maîtrise d'allemand avec mention Bien. Pour une fois, j'avais dépassé mon futur époux qui n'avait que Assez Bien.J'avais échoué à ce premier essai de quelques points à l'écrit du CAPES (Certificat d'Aptitude à l'Enseignement Secondaire) d'allemand, mais je l'ai réussi après mon mariage et en travaillant professionellement. Je voulais écrire mon mémoire l'année suivante, mais je suis entrée dans la vie professionnelle, car mon père voulait absolument que nous travaillions une année complète avant le mariage, pour avoir de l'argent pour s'installer. Comme en échouant au CAPES, je n'étais plus dans les normes de l'âge sans retard (j'avais perdu mon année d'avance en première année), je ne pouvais pas le contredire. Mon frère qui avait 3 ans de plus que moi étudait encore, mais pour les garçons, ce n'étaient pas pareil, il fallait qu'ils aient un bon métier.
  • Je suis entrée sans la Vie professionnelle de professeur d'allemand en septembre 1973 à l'âge de 22 ans munie d'une licence d'enseignement de l'allemand et d'un c2 de maîtrise.
  • Lors de l'année où je passais à la fois Maîtrise et CAPES, ma mère était de nouveau malade et j'avais du aux environs de février de nouveau subvenir aux besoins de la famille en matière de ménage, lessive, repassage, courses, etc...(Je faisais les courses dans le quartier depuis mon enfance).
  • J'ai repris mes études universitaires il y a trois ans : j'ai complété ma maîtrise que j'ai obtenue il y a presque deux ans et je suis bi-admissible à l'agrégation interne, pour ces deux réussites (Aucun chef d'établissement ne m'a félicité pour ces succès, car je dois dire que l'année dernière nous n'étions que 3 admissibles dans l'académie, et il n'y a pas eu d'admis. Auparavant je passais l'agrégation par l'intermédiaire de mon CAPES complet (théorique et pratique) de 1976. A l'écrit ce CAPES ressemblait à l'agrégation d'aujourd'hui, mis à part que les dissertations étaient moins longue -on avait moins de temps pour les faire). On avait dissertation en allemand (coefficient 2), commmentaire en français d'une texte allemend (coefficient 1), version de 3 heures (coefficient 1), thème de 3 heures (coefficent 1). Pour la traduction les épreuves avait la même durée que l'agrégation réformée de cette année. Le thème et la version étaient deux épreuves séparées. On n'obtenait pas nos notes quand on avait réussi écrit et oral, mais seulement notre place.

Etudes secondaires : le lycée.(1965_1968)

Je suis donc entrée en septembre 1965 en 2nde C.
On m'avait dit de travailler les langues pendant les vacances, ce que j'ai fait, mais on avait oublié de dire que sur 37 élèves environ, nous n'étions que 3 à n'avoir jamais fait de physique-chimie.
J'aurais du rattrapé la physique-chimie pendant les vacances, mais on ne me l'avait pas dit.
Les deux autres élèves étaient amies entre elle, et le père de l'une était professeur de mathématiques, elles ont toutes les deux travaillé la physique-chimie avec son père et ses frères plus vieux. Je n'ai bénéficié d'aucune aide. Mes parents n'avaient pas fait d'études secondaires et ne pouvaient pas m'aider.
Si bien que je devais tout rattraper en quelques semaines. C'était très dur, la prof de physique chimie s'acharnait sur moi. Car comme j'étais bonne en mathématiques, je devais devenir bonne en physique-chimie.
Et je voulais être professeur d'allemand, déjà depuis la 4ème. En 2A les filles avaient 5 heures d'allemand pour celles qui ne faisaient plus de latin et nous seulement 3. J'ai envoyé ma mère demander le changement de classe pour aller en 2 A (liitéraire). On a fait des difficultés pour que je change de classe :"Oui, mais elle est bonne en mathématiques !".
Mais j'ai réussi quand même à changer de classe et à avoir l'asssitante allemande pendant 2 heures supplémentaires d'allemand.
Donc, à l'entrée du 2nd trimestre de seconde, j'étais en 2 A (littéraire).
En 2A j'ai tout de suite été bonne en physique-chimie, les autres étaient comme moi, et n'en avait pas fait avant.
Je suis redevenue bonne en français en 1ère et j'ai eu le 1er accessit (3ème de la classe).
J'ai commencé à jouer de la guitare en février 1968 en Terminale, soit à l'âge de 16 ans et demi. J'apprenais en autodidacte, on se passait des bons plans (des accords, etc..) entre copines.
J'ai eu mon bac en 1968. On a dit que c'était une mauvaise année de bac à cause des évènements, mais j'avais été en classe jusqu'en début juin, car on ne faisais pas grève dans les écoles privées.
En Terminale, j'avais quitté l'institution de Centre Ville, car tous les seconds cycles privés de la ville, soit trois, avaient fusionné pour ne former qu'un seul second cycle. Dans ma classe on était 40 élèves. Cette institution, qui ensuite, quelques années après la fin de mes études secondaires, est devenue mixte (c'est à dire a eu filles et garçons) a été classée depuis plusieurs fois en haut du palmarès des lycées performants du Nord-Pas-de-Calais.
J'ai eu mon baccalauréat en 1968, à la première session (il y avait une session en septembre). Avec mention Assez Bien et environ 13 de moyenne à 17 ans et un mois. Pour les élèves qui venaient des écoles privés le baccalauréat de 68 était plus difficile à obtenir que pour ceux du public, car les professeurs qui interrogeaient au baccalauréat venaient, contrairement à aujourd'hui tous du public et il existait un certain anticléricalisme qui faisaient que l'on considérait les élèves des écoles privées comme "moins bons". Cette année-là, nous n'avons pas bénéficié de l'anonymat de la correction des copie, car on passait tout le bac à l'oral : six oraux en une journée. Il fallait pouvoir tenir jusqu'au bout. J'ai eu une moins bonne note en mathématiques (c'était mon option obligatoire) que celle que j'aurais pu obtenir à l'écrit, car on m'a expédiée en 5mn de préparation et 3mn de passage en disant "C'est bien, vous avez réussi".
Et je n'ai eu que 14/20 au lieu des 16 à 20/20 que j'avais habituellement. J'avais tout bon, mais on m'a dit "Ce n'est pas la peine de faire les autres exercices, car c'est bien".
Dans la classe nous étions 40 et il n'y avait eu que 7 mentions en juin, et c'était pourtant une très
bonne classe. Donc, j'étais dans les 7 premières du baccalauréat pour ma classe, alors que j'avais un moins bon classement dans l'année. Comme il y avait eu une mention Très Bien et deux mentions Bien, j'étais entre 4ème et 7ème de la classe au baccalauréat.
Donc, le baccalauréat de 68 n'atait pas aussi facile que cela. Il fallait passer le cap de "l'examen d'entrée en 6ème" pour entrer en 6ème et on n'y présentait que les meilleurs élèves des écoles primaires. Il fallait passer le cap de l'entrée en seconde qui se faisait aussi sur un examen, différent du Brevet des Collèges. Avoir une bonne moyenne en 3ème ne suffisait pas. Dans mon institution, il fallait avoir jusqu'en Terminale 12/20 de moyenne annuelle pour monter de classe.

Etudes secondaires : Les années collèges.(1961-1965)

  • Du 23 septembre 1961 (nous venions de déménager de 800 mètres et nous habitions à Petite Ville de Banlieue de Grande Ville du Nord et j'allais en classe à Grande Ville du Nord où nous habitions avant. Le lycée privé était à 4 km de chez moi. J'étais externe et je rentrais le midi. Je faisais les allers en voiture avec mon père et mon frère et les retours en autobus ou à pied.
  • En 6ème et en 5ème, j'allais à l'étude qui durait jusqu'à 18h30. Donc mes horaires étaient : 8h-12h (mais j'arrivais à 7h30 et j'attendais le début des cours dans une étude chauffée où je révisais mes leçons), et 14h-17h pour les cours et 17h-18h30 pour l'étude.
  • Nous n'étions libre qu'une après-midi par semaine, le jeudi après-midi (on parlait encore à l'époque de la semaine des 4 jeudis) et le dimanche. Le Samedi on finissait plus tôt : à 16h30.

  • En 6ème et 5ème, je faisais anglais et latin, j'ai fait de l'allemand à partir de la 4ème et cela m'a tout de suite beaucoup plu. J'étais bonne en mathématiques : en 3ème ma réputation en mathématiques s'étendait jusqu'à la classe de 1ère M, car je les aidais pour leurs devoirs et j'aidais aussi mon frère et ses camarades qui étaent dans des classes plus haute que moi, surtout en géométrie.
  • Quant j'étais en quatrième j'aimais les mathématiques, l'allemand, la géographie et la géologie.
  • J'ai commencé à devenir bonne en français en 1ère.
  • Comme j'étais en "enseignement long", je ne faisais ni physique, ni chimie.
  • Pour l'entrée en seconde, on m'a orientée en 2C (seconde scientifique), parce que j'étais bonne en mathématiques (mais ne me demandez pas de faire cette matière maintenant, en 40 ans on oublie beaucoup). Par contre et alors que j'avais le 2ème prix de grammaire et thème allemand et le 1er accessit de version allemande et de questions en allemand (ou le contraire), on a écrit sur mon bulletin :"Peut monter en 2C à condition de travailler les langues" : une aberration.
  • Comme j'entrais en 2C, j'ai abandonné le latin et ses versions qui prenait tous les jeudis après-midi entiers.
  • Je connaissais bien le latin d'église, car les missels étaient écrits en bilingue et on voyait le texte latin en même temps que la traduction française. J'ai fait ma communion en 5è et c'est la classe où j'étais toujours plongée dans le missel en latin (à l'âge de 11 ans). C'est ma grand-mère qui me l'avait offert. On n'était plus à l'époque où l'on parlait latin dans les cours de récréation, mais presque. En 6ème en commençant le latin et l'anglais en même temps, je confondais "sed" et "but", surtout en thème anglais et en thème latin.
  • Pendant mes années collèges, j'allais aux Âmes-Vaillantes qui étaient un mouvement de jeunesse chrétien, et cela me prenait aussi bien des jeudis après-midi et cela se passait dans mon lycée-collège privé qui avait aussi une école primaire d'où je ne venais pas.
  • A partir de la 3ème j'ai fait du judo et j'ai continué jusqu'à 1970.
  • J'ai eu le BEPC (=Brevet d'Etudes du Premier Cycle) en juin 1965 à l'âge pile de 14 ans. Je n'ai jamais su mes notes, il n'y avait ni notes communiquées aux candidats, ni mentions.
  • Le BEPC est le Brevet Actuel. On passait toutes les matières à l'écrit et seulement l'anglais (et le sport) à l'oral.
  • J'allais à la piscine avec l'école. J'avais appris à nager à la mer quand j'étais petite.
  • Je suis donc entrée en 2C en septembre 1965. La rentrée était vers le 20 septembre.

Etudes primaires. (1957-1961)

1er octobre 1957- 30 juin 1961.
CP : Un trimestre seulement du 1er octobre 57 à Noël 57.
(J'avais 10/10 partout et on m'a fait monter tout de suite en CE1 à Noël : J'ai du travailler pendant les vacances deNoël les divisions avec reste et la preuve par neuf).
CE1 : De janvier à juin 58 : J'avais bien rattrapé et j'étais dans les premières de la classe (mais je n'étais plus première). Toutes les autres avaient au moins un an de plus que moi.
CE2, CM1, CM2 : Du 1er octobre 58 au 30 juin 61. J'étais toujours la plus jeune. Au CM1 j'ai eu le prix d'excellence. Au CM2 je crois que j'étais 2ème.
J'ai réussi l'examen d'entrée en 6ème à l'âge de 10 ans pile. Nous n'étions que 2 élèves à entre en 6ème. La première de la classe qui était plus veille et avait moins bien réussi l'examen que moi est allée en 6ème moderne et je suis allée en 6ème classique, où on étudait le latin (il n'y avait pas de grec dans école privée de Grande Vile du Nord).

Jardin d'enfant.(1955-1957)

1er ocotbre 1955 au 30 juin 1957 : étude de la lecture (avec le ton) et de l'écriture. Etude du calcul : additions, soustractions, multiplications (toutes les tables) et divisions sans reste. Théâtre. "Le petit vieux et la petite vielle", et "Sambo Noir" (j'étais Sambo Noir avec la figure maquillée avec des cendres froides).
Lieu : Ecole Privée de Petite Ville de Banlieue de Grande Ville du Nord (Saint Vincent de Paul).
Prix d'excellence et Prix d'honneur.

Naissance (1951)

Dans Grande Ville du Nord de la France en 1951.